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Le cyclone « Dean »…..

 

                               …..a meurtri, endolori, et endeuillé la Martinique.

Le cyclone « Dean »…..

….. dès 0 h 30 (AM) du vendredi 17 août 2007, a encerclé la Martinique (département français d'Amérique) par des vents violents, soufflant à plus de 150 km à l'heure.

                 

     

Cette île éloignée de sa mère patrie qu'est la France a payé un lourd tribut après le passage de ce cyclone dénommé DEAN.

Bilan : 2 morts, 8 blessés, 40 000 sans-abri, dégâts estimés à 500 millions d'euros.

À la date du mardi 21 août 2007 le gouvernement français vient de débloquer au profit des sinistrés de ce département français d'outre-mer, une aide de 75 000 € à raison de 300 € par famille  + 80 € par personne à charge…soit  pour 37 foyers.

                     

Le préfet a signé dès le lendemain soit le 22 août 2007 un arrêté fixant ces critères d'attribution de secours d'extrême urgence.

           

                                        

Précisons tout de même que le chef du gouvernement : François Fillon lors de sa visite, n'a toutefois pas avancé de chiffres pour le montant de l'aide à la Martinique. Il a par ailleurs assuré qu'il s'agissait de « solidarité » de « fonds d'urgence » au montant non « limité » et de « fonds de secours » pour les biens non couverts par les assurances qui seront dotés en fonction des dégâts évalués. Il a également indiqué qu'il comptait sur une aide européenne.

Le Sud-est de l'île a été particulièrement touché. Environ  2/3 de la population est privée d'électricité, d'eau et de téléphone.

                                                                                                                      

Bon nombre de villes et de quartiers n'ont pas été épargnés par Dean avec ses fortes houles, ses pluies incessantes ayant déraciné des arbres, coupé les routes, arraché les toitures, dévasté des bananeraies, les réseaux EDF Martinique, les stations de fourniture d'eau potable etc.

N'oublions pas les cyclones précédents : ÉDITH, DOROTHY, DAVID ayant marqué la mémoire des Martiniquais.

Le premier ministre François Fillon s'est engagé à ce que les effets du cyclone Dean soient totalement effacés dans les mois à venir.

François Fillon, devant les sociaux professionnels,  a réitéré la solidarité de l'État et son engagement à prendre en charge la totalité des dégâts.

Le premier ministre n'a cependant pas  chiffré le montant de l'aide.

Le premier ministre après une matinée au pas de charge reconnaît être impressionné par la violence de cyclone. Il a annoncé qu'une commission statuera sur l'état de catastrophe naturelle et se réunira le 22 septembre prochain après avoir reçu toutes les délibérations des villes : mais il n'y aura aucun doute quant à la reconnaissance de catastrophe naturelle.

         

À l'heure actuelle, faute d'électricité de nombreux foyers ont recours à la bougie, aux torches et les mieux lotis aux groupes électrogènes.

Au LAMENTIN, ils sont tout un quartier à avoir subi une coupure de courant  due à une décharge de 380 volts. Elle a purement et simplement fait sauter les appareils électriques de plusieurs habitations.

L'ouragan a occasionné une dégradation de la qualité d'eau ainsi que des perturbations sur le réseau  de distribution.

Pendant quelques jours, des problèmes liés à la consommation d'eau du robinet ont suscité des interrogations et des craintes quant à une éventuelle rupture de stock dans les magasins.

Si l'essence a été rationnée pendant quelques jours, la vente d'eau en bouteille n'a jamais connu de limite.

                                                                                       

Seules les éoliennes présentes en Martinique, installées sur la commune du Vauclin n'ont pas été déracinées par le passage de Dean. Conçues spécialement pour s'adapter aux cyclones, ces éoliennes d'une hauteur de 55 mètres, peuvent en cas d'alerte être rapidement couchées à Terre. Ces éoliennes ont donc vu passer le cyclone sans égratignure.

DES CENTAINES DE MAISONS DÉTRUITES

Le dernier bilan provisoire fait état de 5000 maisons endommagées par le passage du cyclone Dean dont :

  •   1500 à     RIVIÈRE-SALÉE
  •    450  au  FRANÇOIS
  • ·   400  à    SAINT-ESPRIT
  •  350  à     FORT-DE-FRANCE
  •   300 au   LAMENTIN

  etc.

et 350 habitations complètement détruites dont :

  • 60 au VAUCLIN
  • 50 au MARIN
  • 50 à   RIVIÈRE PILOTE
  • 30 à   SAINT-JOSEPH
  • 30 à   TRINITÉ

etc.

Le François, Rivière-Salée, Rivière-Pilote, Sainte-Luce le Robert et Fort-de-France sont parmi les villes particulièrement touchées.

Au FRANÇOIS  plus de 200 maisons sont sans toiture. Aucune victime n'a été déplorée et les dégâts matériels sont importants. La totalité des exploitations bananières sont touchées, la production de la canne à sucre est perdue, la quasi-totalité des arbres fruitiers sont endommagés et de nombreuses exploitations bovines et de volaille sont détruites. La plupart des abris des pêcheurs sont inexistants.

                  

Le MORNE-ROUGE, présente le même spectacle désastreux de tôles fracassées. Au centre-ville les arbres déracinés sont étrangement alignés.

                                            

La ville de SAINTE-LUCE a été particulièrement frappée voire défigurée. La plupart des citadins faisaient la queue pour bénéficier de l'eau rationnée mise à leur disposition.

Dans la ville du ROBERT le bilan est très important : près de 300 habitations endommagées pour un total de 600 sinistrés. Le littoral a été principalement touché, toutes les maisons construites en bord de mer ont été inondées.

La ville du ROBERT aura beaucoup à faire pour remettre en état les différents quartiers et routes.

                

Le ROBERT a mis en place une cellule psychologique pour venir en aide aux personnes en détresse.

À  TRINITÉ le village de pêcheurs est presque sans vie. La forte houle a projeté tous les canots des marins pêcheurs. Ces embarcations ont subi de nombreux dommages. À l'entrée de Tartane, le bord de mer a été dévasté par le passage de l'ouragan. La plage est recouverte de toutes sortes de détritus.

Le passage du cyclone a entraîné des mortalités d'animaux importantes en particulier dans des élevages.

SOLIDARITÉ ET MOBILISATION.

Comme dans de nombreux endroits dans l'île, les habitants ont vite retroussé leurs manches. Sans attendre l'aide des pouvoirs publics dès alerte levée, plusieurs d'entre eux se sont regroupés afin de redonner à leur ville et quartier un aspect moins catastrophique.

Ils ont ainsi montré leur capacité à se mettre ensemble pour une bonne cause. Ainsi, jeunes et moins jeunes, hommes et femmes armés de leur coutelas, tronçonneuses ont pris la décision d'agir afin d'aider au plus vite les voisins plongés dans l'isolement et la détresse.

Il est difficile d'oublier toutes les traces laissées par ce cyclone.

                            

Certains se consolent en se disant qu'ils ont eu la vie sauve tandis que d'autres souffrent davantage, il n’en reste pas moins  que le moral en prenne  un bon coup

Le cyclone Dean n'a laissé aucune chance aux habitants du monde rural. Des champs de bananes rasés, des hangars éparpillés à des dizaines de kilomètres.

Et puis tous ces arbres fruitiers déracinés, déchiquetés inquiètent et désespèrent la population.

Les exploitants de bananes auront l'occasion comme cela se faisait autrefois d'adopter le principe du « cyclonage ». En effet, à la suite de passages de cyclones, l'on constate que les bananiers se sont pliés et non arrachés et qu'il convient alors de couper les troncs afin de permettre à la jeune pousse déjà sortie  de poursuivre  sa croissance. Donc, «cycloner » implique une coupe précise de chaque bananier à une hauteur bien définie. Autrement, si le «cyclonage » est raté il faut alors arracher le plan.

                                                                                                                          

LES MARINS-PÊCHEURS  n'ont pas été épargnés par l'ouragan et ont assisté impuissants à la destruction de leur outil de travail.

                                                                                       

Dans la Marina de la ville du MARIGOT, le spectacle est triste : des embarcations ont été détruites, des moteurs écrasés, des pontons arrachés, des abris envahis de détritus, un vrai paysage lunaire voire apocalyptique.

                 

POUR LES PANNEAUX PUBLICITAIRES, le cyclone Dean a permis de faire prendre conscience que les grands panneaux publicitaires au bord des routes présentent un vrai danger en période cyclonique. En raison des fortes rafales de vent, ils ont été arrachés, éparpillés sur les routes. Plusieurs élus sont montés au créneau pour revoir la réglementation et proposer des normes plus restrictives pour leur implantation afin qu'ils présentent une meilleure résistance aux intempéries.

                                                                                                

DES ÉQUIPES SPÉCIALISÉES VENUES DE FRANCE sont à pied d'œuvre. Les hommes du FIRE (force d'intervention rapide électricité)  venant pour la plupart de Tours, Orléans, Limoges, Clermont-Ferrand. Leur mission consiste à remplacer les câbles et tenter de mettre l'électricité au plus vite.

QUELQUES JOURS APRÈS le passage du cyclone Dean, les Martiniquais commencent à voir les réalités de l'ampleur des dégâts.

       

Pour tous, la pilule est dure à avaler.

Certains dégâts ont été amplifiés à cause du non-respect des normes de construction.

De nombreuses municipalités ont recensé plusieurs centaines de maisons dont les toitures ont été sérieusement endommagées, arrachées et dispersées à plusieurs kilomètres à la ronde.

   

À l'heure actuelle, l'eau a été rétablie, l'électricité à 95 %.

Quant au téléphone filaire la situation est toujours critique et l'on arrive à se poser des questions…….. D'ailleurs, devant l'urgence, France Telecom assure-t-il vraiment un service public ?  Cette interrogation est sur toutes les lèvres, mais qui oserait se frotter …. à ce mastodonte !

Étrangement et pour ce qui concerne le téléphone mobile France Telecom a mis tout en oeuvre pour que son réseau soit opérationnel dans les 5 jours qui ont suivi le passage du cyclone Dean (contre une moyenne de 54 Jours pour le filaire !!!).

 

POUR CERTAINES ÉCOLES LA RENTRÉE EST D'ORES ET DÉJÀ COMPROMISE.

Le 3 septembre 2007 étant la date officielle de rentrée pour les enseignants et le 4 pour les élèves ne devraient pas créer trop  de problèmes dans les lycées et collèges. Cependant, cette rentrée sera perturbée dans plusieurs villes et agglomérations.

Après le passage du cyclone  de nombreux bâtiments scolaires ont subi des dégâts plus ou moins importants notamment dans le Sud mais aussi à Fort-de-France.

     

DÉCÈS, HOSPITALISATION EN RAISON DE LA DENGUE.

Selon la cellule interrégionale d'épidémiologie Il n'y a pas d'épidémie de dengue dont les moustiques «l’Aedes Aegypti » sont les vecteurs. 21 personnes ont été hospitalisées. Deux d'entre elles sont mortes après avoir développé la forme hémorragique de cette maladie.

Il convient avant tout de ne pas céder à la panique. Selon les scientifiques, il est difficile de dire avec une absolue certitude que tout décès est dû à la dengue.

Quelques jours après son passage, Dean continue  à conditionner le quotidien.

Ces effets se manifestent au niveau :

  • du robinet : il n'y a pas d'interdiction officielle relative à la consommation de l'eau mais compte tenu des dégradations subies par le réseau public de distribution d'eau, la DSDS recommande certaines précautions.
  • des Baignades : pour la plage : il faut attendre. Pour la Rivière : s'y baigner pour le moment représente un réel danger.

                                                                                                                                                              

  • des Moustiques : le passage de l'ouragan a provoqué un déséquilibre du milieu naturel et qui aura sans doute des conséquences au niveau de la prolifération des moustiques. Une vigilance accrue est à observer dans les quartiers où des cas de dengue ont été signalés  provoqués  par une certaine catégorie de moustiques appelés «l’Aedes Aegypti »

Avoir vécu, avoir été confronté à ce phénomène cyclonique il ne peut subsisterdans les mémoires que des traces indélébiles. Au début on s'interroge, puis on s'inquiète. L'ampleur des vents violents crée un malaise indéfinissable. Soudainement son habitation se trouve en danger : toiture ébranlée (pour les plus chanceux !!!), infiltrations d'eau etc.

En quelques secondes on est sinistré, coupé du monde : pas d'eau, pas d'électricité pas de téléphone fixe et mobile. Pas la moindre information radiophonique car la quasi-totalité des émetteurs ont rendu l'âme. Les chemins, les routes sont obstrués d'arbres, de feuillage, de détritus de toutes sortes ... etc.

On se retrouve à près d'un siècle en arrière. On s'éclaire à la bougie. Une bouteille d'eau minérale par personne par jour pour boire et se laver.

Il est quasiment impossible d'observer les règles sanitaires les plus élémentaires.

On vit unrêve affreux. Les oiseaux, les animaux domestiques, la basse-cour sont en émoi.

Quand l’accalmie se présente après un temps indéfinissable on est heureux de constater que l'on est vivant.

Ensuite, une immense inquiétude se manifeste à l'égard des autres, de ses proches ne se trouvant pas à proximité.

Enfin, le cauchemar est terminé.....la vie continue …  ... !!!!!

Et puis….. Il y a 44 ans, ou plus exactement le 25 septembre 1963, les aînés devraient se souvenir de la catastrophe provoquée par le cyclone « ÉDITH ».

Ceux qui l'ont vécu, ont assisté passivement en pleine nuit sous un ciel rouge pourpre et tonitruant, aux manifestations impressionnantes des éclairs et aux effets dévastateurs des vents violents.

 C'était la veille de la rentrée scolaire.

Pas moins de 10 victimes ont été dénombrées.

Des nombreuses habitations ont été détruites.

Les dégâts étaient pas les mêmes que pour Dean car les infrastructures n'étaient pas si élaborées qu'actuellement. Les maisons étaient plus vétustes et les normes cycloniques en matière de construction n'existaient pas à l'époque.

Les moyens de communication, comme la télévision, la radio, les prévisions météorologiques, l'observation satellitaire n'étaient pas aussi développés que maintenant.

L'organisation des secours et l'indemnisation des victimes comportaient de nombreuses lacunes.

Les aides provenaient presque essentiellement des associations caritatives.

Si le cyclone « Édith » a marqué beaucoup les mémoires c'est que la Martinique se trouvait dans un moment sombre de son histoire découlant de certaines affaires ayant trait à l'organisation de l'anticolonialisme.

On peut noter que le passage du cyclone « Dean » a été plus effrayant et plus dévastateur que le cyclone « Édith ».

Il y a eu :

  • ÉDITH en 1963 avec ses 10 morts,
  • DOROTHY en 1970 qui causa la mort de 44 personnes,
  • DAVID en 1979
  • CINDY  en 1993,
  • DEBBY en 1994,
  • IRIS en 1995,
  • HORTENSE en 1996,
  • DEAN, le 17 août 2007 et ses 2 morts.

           

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